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How I Prepare for a Concert (As an Autistic Woman Who Still Wants the Fun)

  • Writer: Marie-Pier Leroux
    Marie-Pier Leroux
  • 3 days ago
  • 7 min read

One of my favorite bands is coming to town, and I’m beyond excited to see them live because music has always been a form of therapy for me.


That being said, concerts are loud. They’re crowded. They’re unpredictable.


And I still want to go.


Not because they’re easy. Not because I suddenly stopped being autistic. But because joy is worth planning for.


Going to a concert as an autistic person isn’t about being spontaneous. It’s about being intentional. If I want to actually enjoy myself instead of just surviving the night, I have to prepare in ways that protect my nervous system.


The first thing I do is make sure I’m not going alone. I bring someone, not because I can’t function independently, but because support makes everything better. I choose someone who understands that I might need breaks, who won’t make comments about my headphones, who won’t roll their eyes if I want to step outside for air. Someone who knows that if I say I’m done, I’m done. Having that kind of person beside me means I don’t have to mask the entire time. I can stim. I can be quiet. I can say, “This is getting to be a lot,” without feeling dramatic. Support doesn’t reduce the experience; it expands it.


Noise protection is non-negotiable for me. I bring noise-cancelling headphones or high-fidelity earplugs that lower the intensity without distorting the music. Autistic nervous systems process sound differently. What feels energizing to someone else can feel physically painful to me. Protecting my ears doesn’t take away the magic of the concert; it makes the magic sustainable. I don’t go home with a pounding head or a fried brain. I go home remembering the songs instead of the overload.


Before I even leave the house, I look up the venue. I want to know where the exits are, where the bathrooms are, how parking works, and what the general layout looks like. Uncertainty amplifies anxiety, and anxiety amplifies sensory overwhelm. If I know where I can step out for a break or how quickly I can leave if I need to, my body relaxes. Predictability is regulation.


I also dress for comfort, not aesthetics. Concert culture can sometimes feel like a fashion show, but I’ve learned that scratchy fabric, tight waistbands, or uncomfortable shoes are not worth it. My clothes need to feel neutral on my skin. If something is even slightly irritating at home, it becomes unbearable in a high-stimulation environment. Regulation always wins over cute. But of course I’ve planned my outfit for the evening... It’s cute, comfortable, and totally matches the vibe of the show, because you can absolutely dress up for the event without being uncomfortable.


I make sure I’ve eaten and hydrated before I go. It sounds simple, but low blood sugar plus loud noise plus crowds is a fast track to shutdown territory. When my body is stable, my brain is more resilient. I don’t try to “tough it out” on an empty stomach anymore. I’ve learned that lesson.


One of the biggest shifts for me has been giving myself permission to leave early. I decide ahead of time that staying for the entire show is not the measure of success. If I start feeling dizzy, disconnected, irritable, shaky, or like everything is suddenly too much, that’s my cue. The goal isn’t endurance. The goal is joy. Sometimes I stay until the encore. Sometimes I leave after a few songs. Both are valid. Both mean I listened to my body.


And then there’s the part people don’t talk about: recovery. The day after a concert is intentionally quiet. I lower expectations. I limit social interaction. I give myself space to recalibrate. Overstimulation doesn’t end when the lights come on. Planning recovery time is what keeps one fun night from turning into three days of burnout. I even took the day after the event off work for that exact reason, giving myself time to recover is part of how I make the experience sustainable and enjoyable.


What I’ve learned is this: accommodations don’t cancel out fun. Bringing support doesn’t make me less capable. Wearing headphones doesn’t mean I’m not enjoying myself. Leaving early doesn’t mean I failed.


It just means I’m autistic.


And I deserve access to joy in a way that works for my nervous system.


There’s this quiet pressure to experience things the “normal” way, no visible supports, no breaks, no modifications. But I don’t need to suffer to earn a good time. I can scream the lyrics, feel the bass in my chest, laugh with the person beside me, and still protect my brain.


That’s not high-maintenance.


That’s self-awareness.


And honestly?


That’s socially spicy 🌶️


*Stay tuned during the week of February 23rd for an outfit reveal on my Socially Spicy TikTok

Comment je me prépare pour un concert (en tant que femme autiste qui veut quand même en profiter)


Un de mes groupes préférés vient en ville et j’ai tellement hâte de les voir en spectacle, parce que la musique a toujours été une forme de thérapie pour moi.


Cela dit, les concerts sont bruyants. Ils sont bondés. Ils sont imprévisibles.


Et j’ai quand même envie d’y aller.


Pas parce que c’est facile. Pas parce que j’ai soudainement cessé d’être autiste. Mais parce que la joie mérite qu’on la planifie.


Aller à un concert en tant que personne autiste, ce n’est pas une question de spontanéité. C’est une question d’intention. Si je veux réellement en profiter au lieu de simplement survivre à la soirée, je dois me préparer d’une façon qui protège mon système nerveux.


La première chose que je fais, c’est m’assurer de ne pas y aller seule. J’amène quelqu’un, non pas parce que je ne suis pas capable de fonctionner de façon autonome, mais parce que le soutien rend tout plus facile. Je choisis une personne qui comprend que je pourrais avoir besoin de pauses, qui ne fera pas de commentaires sur mes écouteurs, qui ne lèvera pas les yeux au ciel si je veux sortir prendre l’air. Quelqu’un qui sait que si je dis que c’est terminé, c’est terminé. Avoir ce genre de personne à mes côtés signifie que je n’ai pas à masquer tout le temps. Je peux stimmer. Je peux être silencieuse. Je peux dire « ça commence à faire beaucoup » sans me sentir dramatique. Le soutien ne diminue pas l’expérience, il l’agrandit.


La protection auditive est non négociable pour moi. J’apporte des écouteurs à réduction de bruit ou des bouchons haute fidélité qui diminuent l’intensité sans déformer la musique. Les systèmes nerveux autistes traitent le son différemment. Ce qui est énergisant pour certaines personnes peut être physiquement douloureux pour moi. Protéger mes oreilles n’enlève rien à la magie du concert, ça la rend durable. Je ne rentre pas chez moi avec un mal de tête intense ou le cerveau complètement épuisé. Je rentre en me souvenant des chansons plutôt que de la surcharge.


Avant même de quitter la maison, je regarde les informations sur la salle. Je veux savoir où sont les sorties, où sont les toilettes, comment fonctionne le stationnement et à quoi ressemble l’aménagement général. L’incertitude amplifie l’anxiété, et l’anxiété amplifie la surcharge sensorielle. Si je sais où je peux sortir prendre une pause ou à quelle vitesse je peux partir si nécessaire, mon corps se détend. La prévisibilité, c’est de la régulation.


Je m’habille aussi pour le confort, pas pour l’esthétique. La culture des concerts peut parfois ressembler à un défilé de mode, mais j’ai appris que les tissus irritants, les tailles trop serrées ou les chaussures inconfortables n’en valent pas la peine. Mes vêtements doivent être neutres sur ma peau. Si quelque chose est légèrement irritant à la maison, ça devient insupportable dans un environnement à haute stimulation. La régulation passe avant le style. Mais bien sûr, j’ai planifié ma tenue pour la soirée. Elle est jolie, confortable et correspond parfaitement à l’ambiance du spectacle, parce qu’on peut tout à fait s’habiller pour l’événement sans être inconfortable.


Je m’assure aussi d’avoir mangé et bu suffisamment avant d’y aller. Ça semble simple, mais un faible taux de sucre dans le sang combiné au bruit et à la foule est une voie rapide vers le shutdown. Quand mon corps est stable, mon cerveau est plus résilient. Je n’essaie plus d’endurer la soirée le ventre vide. J’ai appris cette leçon.


L’un des plus grands changements pour moi a été de me donner la permission de partir plus tôt. Je décide d’avance que rester jusqu’à la toute fin n’est pas la mesure du succès. Si je commence à me sentir étourdie, déconnectée, irritable, tremblante ou si tout devient soudainement trop intense, c’est mon signal. L’objectif n’est pas l’endurance. L’objectif est la joie. Parfois je reste jusqu’au rappel. Parfois je pars après quelques chansons. Les deux sont valides. Les deux signifient que j’ai écouté mon corps.


Et puis il y a la partie dont on parle moins, la récupération. Le lendemain d’un concert est volontairement tranquille. Je réduis les attentes. Je limite les interactions sociales. Je me donne de l’espace pour me recalibrer. La surcharge ne s’arrête pas quand les lumières se rallument. Planifier du temps de récupération, c’est ce qui m’évite qu’une belle soirée se transforme en trois jours d’épuisement. J’ai même pris congé le lendemain pour cette raison précise. Me donner le temps de récupérer fait partie de la façon dont je rends l’expérience durable et agréable.


Ce que j’ai appris, c’est que les accommodements n’annulent pas le plaisir. Amener du soutien ne me rend pas moins capable. Porter des écouteurs ne veut pas dire que je ne profite pas du moment. Partir plus tôt ne signifie pas que j’ai échoué.


Ça veut simplement dire que je suis autiste.


Et je mérite d’avoir accès à la joie d’une manière qui respecte mon système nerveux.


Il existe une pression silencieuse de vivre les choses « normalement », sans soutien visible, sans pauses, sans adaptations. Mais je n’ai pas besoin de souffrir pour mériter un bon moment. Je peux crier les paroles, sentir la basse vibrer dans ma poitrine, rire avec la personne à mes côtés et quand même protéger mon cerveau.


Ce n’est pas être exigeante.


C’est de la conscience de soi.


Et honnêtement?


C’est socially spicy 🌶️


*Restez à l’affût durant la semaine du 23 février pour la révélation de ma tenue sur mon TikTok Socially Spicy.

 
 
 

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