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Meltdowns, Shutdowns, and what actually helps me regulate (Spoiler: not deep breathing)

  • Writer: Marie-Pier Leroux
    Marie-Pier Leroux
  • 24 hours ago
  • 7 min read

People talk about autistic meltdowns a lot, but most of the time, they talk about them from the outside. They describe them as disruptions, as something inconvenient, something that needs to be stopped quickly. People often focus on how it looks, how uncomfortable it is for others, or how to prevent it at all costs. But what often gets missed is the truth: meltdowns are not misbehavior. They are not a choice. They are not someone being difficult. A meltdown happens when an autistic nervous system reaches its limit.


One of the biggest things I wish people understood is that meltdowns are not tantrums. A tantrum is usually about wanting something and reacting when you don’t get it. A meltdown is completely different. A meltdown is about overload. It happens when there is too much: too much noise, too much emotion, too many demands, too much stress, too much unpredictability. It builds up over time, sometimes quietly, until the system simply cannot hold it anymore. In those moments, it’s not that I won’t cope. It’s that I can’t cope anymore. My brain and body are overwhelmed, and it comes out the only way it can.


Meltdowns can look loud. Crying, yelling, pacing, needing to escape. Sometimes it can look messy or intense from the outside. But inside, it doesn’t feel like drama or defiance. It feels like panic. Like everything around me is too sharp, too heavy, too intense. It feels like my body is screaming for relief. And punishment has never helped, because meltdowns are not something to discipline away. They are distress. They are the nervous system in crisis, not a person trying to cause problems.


Shutdowns are another side of overwhelm, and they are often missed because they are quieter. Shutdowns don’t draw attention the way meltdowns do. They can look like silence, freezing, withdrawing, not responding. From the outside, it may seem like the person is fine, or ignoring you, or choosing not to engage. But shutdown is not rudeness. Shutdown is survival.


Shutdown happens when fight or flight isn’t possible, so the nervous system freezes instead. Everything turns inward. The body feels heavy, the mind goes blank, speech disappears, and the world feels far away. It can feel like disappearing inside yourself just to get through the moment. Shutdowns are often misunderstood as calmness, when what is really happening is collapse.


This is why so much typical advice about “calming down” doesn’t work. People say things like, “Use your words,” “Take a deep breath,” “Just relax.” I know they often mean well. They want to help. But during a meltdown or shutdown, the nervous system is not in a place where simple coping tips can fix anything. Regulation isn’t a cute skill. It’s nervous system work. And in those moments, the brain is not in a state where reasoning or explaining is even possible.


What helps me is not more talking or more instructions. What helps is less input. Less noise, fewer questions, dimmer lights, fewer demands. Calm presence matters too. I may need space, but I don’t need abandonment. I need someone nearby who stays steady, someone who doesn’t escalate the moment, someone who understands that support does not always mean doing more.


Movement can also help regulate: stimming, rocking, pacing, pressure. These are not bad habits. They are tools the body uses to come back to balance. Predictability helps too. Clear expectations, simple routines, “first then” language can reduce anxiety before overwhelm builds. Comfort matters. Deep interests are not distractions. They are grounding and regulating. They can be a safe place for the brain to return to.


And most of all, time matters. The nervous system cannot be rushed. A meltdown or shutdown does not end because someone demands it. Sometimes the best support is letting the storm pass without shame, punishment, or pressure. Recovery takes time, and what happens afterward matters just as much as what happens during.


So the real question is not, “How do we stop this behavior?” The real question is, “What is this person experiencing?” What need is underneath the overwhelm? What support would reduce the load instead of adding more?


Meltdowns and shutdowns are not failures. They are communication. They are the body saying, “I cannot carry any more.”


Autistic people don’t need more discipline. We need more understanding, more accommodation, and more gentleness. And maybe fewer deep breathing suggestions offered as a cure for a nervous system in crisis.


Stay spicy


Marie-Pier Leroux, RSW, Autistic Advocate


Meltdowns, shutdowns, et ce qui m’aide vraiment à me réguler (spoiler : pas la respiration profonde)


On parle beaucoup des crises autistiques, mais la plupart du temps, on en parle de l’extérieur. On les décrit comme des interruptions, comme quelque chose de dérangeant, quelque chose qu’il faut arrêter rapidement. Les gens se concentrent souvent sur ce que ça a l’air, sur l’inconfort que ça crée chez les autres, ou sur comment éviter ça à tout prix. Mais ce qu’on oublie trop souvent, c’est la vérité : un meltdown n’est pas un mauvais comportement. Ce n’est pas un choix. Ce n’est pas quelqu’un qui essaie d’être difficile. Une crise arrive quand le système nerveux d’une personne autiste atteint sa limite.


Une des choses les plus importantes que j’aimerais que les gens comprennent, c’est qu’un meltdown n’est pas une crise de colère. Une crise de colère est souvent liée au contrôle, au fait de vouloir quelque chose et de réagir quand on ne l’obtient pas. Une crise autistique, c’est complètement différent. C’est une surcharge. Ça arrive quand il y a trop de choses en même temps : trop de bruit, trop d’émotions, trop de demandes, trop de stress, trop d’imprévu. Ça s’accumule avec le temps, parfois silencieusement, jusqu’à ce que le système ne puisse plus en contenir davantage. Dans ces moments-là, ce n’est pas que je refuse de gérer. C’est que je ne suis plus capable. Mon cerveau et mon corps sont dépassés, et ça sort de la seule façon possible.


Les meltdowns peuvent être bruyantes. Pleurer, crier, marcher sans arrêt, avoir besoin de fuir. De l’extérieur, ça peut sembler intense ou désorganisé. Mais à l’intérieur, ce n’est pas du théâtre ou de la provocation. C’est de la panique. Tout devient trop fort, trop lourd, trop envahissant. Mon corps crie pour avoir du soulagement. Et la punition n’a jamais aidé, parce qu’une crise n’est pas quelque chose qu’on discipline. C’est de la détresse. C’est un système nerveux en crise, pas une personne qui veut causer des problèmes.


Les shutdowns sont une autre forme de surcharge, et on les remarque souvent moins parce qu’ils sont plus silencieux. Ils n’attirent pas l’attention comme les crises. Ils peuvent ressembler à du silence, à un blocage, à un retrait, à une incapacité de répondre. De l’extérieur, on peut penser que la personne va bien, qu’elle ignore, ou qu’elle choisit de ne pas participer. Mais un shutdown n’est pas de l’impolitesse. C’est de la survie.


Un shutdown arrive quand le combat ou la fuite ne sont plus possibles, alors le système nerveux se fige. Tout se retourne vers l’intérieur. Le corps devient lourd, l’esprit se vide, la parole disparaît, et le monde semble loin. C’est comme disparaître en soi-même juste pour traverser le moment. Les shutdowns sont souvent confondus avec du calme, alors qu’en réalité, c’est un effondrement.


C’est pour ça que beaucoup de conseils typiques sur le fait de “se calmer” ne fonctionnent pas. Les gens disent : « Utilise tes mots », « Respire profondément », « Relax ». Je sais que c’est souvent bien intentionné. Les gens veulent aider. Mais pendant un meltdown ou un shutdown, le système nerveux n’est pas dans un état où des trucs simples peuvent régler le problème. La régulation, ce n’est pas une petite stratégie mignonne. C’est un travail du système nerveux. Et dans ces moments-là, le cerveau n’est pas capable de raisonner ou d’expliquer.


Ce qui m’aide, ce n’est pas plus de paroles ou plus d’instructions. Ce qui m’aide, c’est moins de stimulation. Moins de bruit, moins de questions, des lumières plus douces, moins de demandes. Une présence calme aide aussi. J’ai parfois besoin d’espace, mais pas d’abandon. J’ai besoin de quelqu’un près de moi qui reste stable, qui n’intensifie pas le moment, qui comprend que soutenir ne veut pas toujours dire intervenir.


Le mouvement peut aussi aider à se réguler : stimming, balancement, marcher, pression profonde. Ce ne sont pas de mauvaises habitudes. Ce sont des outils que le corps utilise pour retrouver l’équilibre. La prévisibilité aide aussi. Des attentes claires, des routines simples, du langage “d’abord puis ensuite” peuvent réduire l’anxiété avant que la surcharge monte. Le confort compte. Les intérêts profonds ne sont pas des distractions. Ils sont apaisants, stabilisants, et régulateurs. Ils peuvent être un endroit sécurisant où le cerveau peut revenir.


Et surtout, le temps est essentiel. Le système nerveux ne peut pas être pressé. Un meltdown ou un shutdown ne se termine pas parce que quelqu’un exige que ça cesse. Parfois, le meilleur soutien, c’est de laisser la tempête passer sans honte, sans punition, sans pression. La récupération prend du temps, et ce qui se passe après est aussi important que ce qui se passe pendant.


Alors la vraie question n’est pas : « Comment arrêter ce comportement? » La vraie question est : « Qu’est-ce que cette personne est en train de vivre? » Quel besoin se cache sous la surcharge? Quel soutien pourrait alléger le poids plutôt que l’augmenter?


Les meltdowns et les shutdowns ne sont pas des échecs. Ce sont de la communication. C’est le corps qui dit : « Je ne peux plus porter tout ça. »


Les personnes autistes n’ont pas besoin de plus de discipline. Elles ont besoin de plus de compréhension, plus d’accommodements, et plus de douceur. Et peut-être un peu moins de conseils de respiration profonde comme solution magique pour un système nerveux en crise.


Stay spicy


Marie-Pier Leroux, T.S., militante autiste

 
 
 

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