top of page
Search

The Difference Between Being Independent and Being Unsupported

  • Writer: Marie-Pier Leroux
    Marie-Pier Leroux
  • 1 day ago
  • 6 min read

People often tell autistic people that we are “so independent.” It is usually meant as a compliment. Independence is seen as something positive. It means being responsible, capable, and able to manage life on your own. For a long time, I thought that was something I should aim for too.


But as I got older, I started realizing something important. A lot of what people call independence is actually unsupportedness.


There is a huge difference between choosing to do things on your own and having no other choice.


Real independence means having enough support, stability, and understanding to live your life in a way that works for you. It means you can make decisions, ask for help when needed, and still feel respected as a person. It does not mean forcing yourself through life completely alone.


A lot of autistic people learn very early that having needs can make other people uncomfortable. If we ask too many questions, need extra time, struggle with sensory overload, or become overwhelmed emotionally, people may see us as difficult or incapable. So many of us learn to hide those things instead.


We stay quiet.We push ourselves too hard.We try to solve every problem alone.We tell ourselves not to bother anyone.


Over time, this starts to look like independence from the outside.

But inside, it can feel exhausting.


I think many autistic adults become “independent” because we feel like we have to be. Some of us learned that support would not always be there. Some of us were misunderstood when we tried to explain our needs. Some were treated like burdens.


Others lost autonomy when they asked for help. Eventually, doing everything alone can start to feel safer than being vulnerable.


The problem is that people often mistake survival for wellness.


Someone might have a job, go to school, live alone, or seem successful, but that does not mean they are okay. It does not mean they are coping well. It definitely does not mean they are not struggling.


A person can look very capable while secretly falling apart from exhaustion.


I think this happens a lot with autistic people who mask heavily. We learn how to look calm even when we are overwhelmed. We learn how to smile through discomfort. We rehearse conversations before having them. We force ourselves through loud places, confusing situations, and overwhelming schedules because we feel like we are supposed to.


People see the final result, but they do not see how much energy it took to get there.

What hurts sometimes is that the more “functional” you appear, the less support people think you need. If you are good at hiding your struggles, you may stop receiving understanding altogether. People assume that because you are surviving, you must be doing fine.


But surviving is not the same thing as living well.


I also think society has a very unhealthy idea of independence in general. No one truly does life alone. Non-autistic people rely on support all the time. They lean on family, friends, coworkers, healthcare providers, and community. That is normal. That is human.

But autistic people are often expected to prove our worth by needing less than everyone else.


That pressure can become incredibly harmful.


The truth is that support often creates more independence, not less. When autistic people have accommodations, understanding environments, and people who respect our needs, we usually do better. We have more energy. More stability. More confidence. We are more able to participate in everyday life without burning ourselves out.


Support is not weakness. It is part of being human.


I wish more people understood that autistic people should not have to reach complete exhaustion before being taken seriously. We should not have to fall apart publicly before people recognize that we were struggling privately for a long time.


Being unsupported is not empowering. It is lonely.


And honestly, I think many autistic adults are carrying far more than other people realize.

Sometimes the person everyone calls “independent” is actually just someone who stopped believing help would come.


Thank you for being here with me,


Marie-Pier Leroux, M.A., RSW


Les personnes autistes se font souvent dire qu’elles sont « tellement indépendantes ». C’est généralement dit comme un compliment. L’indépendance est vue comme quelque chose de positif. Cela veut dire être responsable, capable et en mesure de gérer sa vie seule. Pendant longtemps, je croyais moi aussi que c’était un objectif à atteindre.


Mais en vieillissant, j’ai commencé à réaliser quelque chose d’important. Une grande partie de ce que les gens appellent de l’indépendance est en réalité un manque de soutien.


Il y a une énorme différence entre choisir de faire les choses seule et ne pas avoir d’autre choix.


La vraie indépendance, c’est avoir assez de soutien, de stabilité et de compréhension pour vivre sa vie d’une façon qui fonctionne pour soi. Cela veut dire pouvoir prendre des décisions, demander de l’aide lorsque nécessaire, tout en étant respectée comme personne. Cela ne veut pas dire se forcer à traverser la vie complètement seule.


Beaucoup de personnes autistes apprennent très tôt que leurs besoins peuvent rendre les autres inconfortables. Si nous posons trop de questions, avons besoin de plus de temps, vivons de la surcharge sensorielle ou devenons dépassées émotionnellement, les gens peuvent nous voir comme difficiles ou incapables. Alors, plusieurs d’entre nous apprennent plutôt à cacher ces choses.


Nous restons silencieuses.Nous nous poussons trop loin.Nous essayons de régler chaque problème seules.Nous nous disons de ne déranger personne.


Avec le temps, cela commence à ressembler à de l’indépendance vu de l’extérieur.


Mais à l’intérieur, cela peut devenir épuisant.


Je pense que beaucoup d’adultes autistes deviennent « indépendants » parce qu’ils sentent qu’ils doivent l’être. Certaines personnes ont appris que le soutien ne serait pas toujours présent. D’autres ont été incomprises lorsqu’elles tentaient d’expliquer leurs besoins. Certaines ont été traitées comme un fardeau.


D’autres encore ont perdu de l’autonomie lorsqu’elles ont demandé de l’aide. Avec le temps, tout faire seule peut commencer à sembler plus sécuritaire que d’être vulnérable.


Le problème, c’est que les gens confondent souvent survie et bien-être.


Une personne peut avoir un emploi, aller à l’école, vivre seule ou sembler avoir du succès, mais cela ne veut pas dire qu’elle va bien. Cela ne veut pas dire qu’elle arrive bien à gérer les choses. Et cela ne veut certainement pas dire qu’elle ne souffre pas.


Une personne peut sembler très compétente tout en s’effondrant secrètement d’épuisement.


Je pense que cela arrive souvent chez les personnes autistes qui masquent beaucoup. Nous apprenons à avoir l’air calmes même lorsque nous sommes dépassées. Nous apprenons à sourire malgré l’inconfort. Nous pratiquons nos conversations avant de les avoir. Nous nous forçons à traverser des endroits bruyants, des situations confuses et des horaires écrasants parce que nous avons l’impression que nous sommes supposées le faire.


Les gens voient le résultat final, mais ils ne voient pas toute l’énergie que cela a demandée.


Ce qui fait mal parfois, c’est que plus une personne semble « fonctionnelle », moins les gens pensent qu’elle a besoin de soutien. Si vous êtes bonne pour cacher vos difficultés, les autres peuvent finir par ne plus vous offrir de compréhension du tout. Les gens supposent que puisque vous survivez, vous devez aller bien.


Mais survivre n’est pas la même chose que bien vivre.


Je pense aussi que notre société a une vision très malsaine de l’indépendance en général. Personne ne traverse réellement la vie complètement seul. Les personnes non autistes comptent elles aussi sur du soutien constamment. Elles s’appuient sur leur famille, leurs amis, leurs collègues, les professionnels de la santé et leur communauté. C’est normal. C’est humain.


Mais les personnes autistes doivent souvent prouver leur valeur en ayant besoin de moins que les autres.


Cette pression peut devenir extrêmement nuisible.


La vérité, c’est que le soutien crée souvent plus d’indépendance, pas moins. Lorsque les personnes autistes ont des accommodements, des environnements compréhensifs et des gens qui respectent leurs besoins, elles vont généralement mieux. Elles ont plus d’énergie. Plus de stabilité. Plus de confiance. Elles sont davantage capables de participer à la vie quotidienne sans s’épuiser complètement.


Le soutien n’est pas une faiblesse. Cela fait partie de l’expérience humaine.


J’aimerais que plus de gens comprennent que les personnes autistes ne devraient pas avoir à atteindre un épuisement total avant d’être prises au sérieux. Nous ne devrions pas avoir à nous effondrer publiquement avant que les gens réalisent que nous souffrions en silence depuis longtemps.


Le manque de soutien n’est pas quelque chose d’encourageant. C’est quelque chose de profondément solitaire.


Et honnêtement, je pense que beaucoup d’adultes autistes portent bien plus que ce que les autres réalisent.


Parfois, la personne que tout le monde appelle « indépendante » est simplement une personne qui a cessé de croire que l’aide viendrait.


Merci d’être ici avec moi,


Marie-Pier Leroux, M.A., T.S.

 
 
 

Recent Posts

See All
Autism, Culture, and the Stories We Don’t Hear

I am an autistic Mi’kmaq person. Autism shapes how I experience the world, but so does culture. Those two things are connected in ways that people do not talk about very often. When autism is discusse

 
 
 

Comments


bottom of page